Métro


Accompli dans treize grandes métropoles, ce travail est à ma connaissance le plus ample jamais réalisé sur ce sujet.

Paradoxalement, alors que le voyage représente une ouverture, il s’agît ici d’une métaphore de l’enfermement; non plus un monde réel, mais un univers où l’extérieur et l’autre se confondent avec l’intérieur et un confinement interne. L’aliénation de type sociologique concorde ici avec une forme autistique; les êtres sont plongés dans la terre, comme des torrents de particules indistinctes; ils sont noyés dans le sinistre ventre veinée de tubes en béton, prisonniers du métro comme d’eux-mêmes.

L’homme représente-t’il une finalité pour lui-même ou est-il un moyen au service d’une cause sacrificielle ? Et si la vie s’échappe dans le train sans fin, qui profite de cela ?